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NEWS - RECHERCHES CLINIQUES

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L’Opioid Free Anesthesia en chirurgie thoracique

13 Mai 2020 - Temps de lecture 35 s

Un praticien du Groupe Ramsay Santé cherche actuellement à savoir s’il est possible de pratiquer une anesthésie sans dérivés morphiniques pour une chirurgie thoracique.

Dans une étude en cours, le Docteur Benoit Vandenbunder, anesthésiste réanimateur à l’Hôpital Privé d’Antony (Ramsay Santé, Antony, France), souhaite vérifier que l'administration d’un morphinique est inutile au cours d'une chirurgie thoracique, si une « Opioid Free Anesthesia » est pratiquée. Cette technique d’anesthésie qui exclue la morphine repose sur l’utilisation de trois médicaments (un anesthésique local, la kétamine et la dexmédétomidine), combinés à un hypnotique (induit le sommeil) et un myorelaxant (décontracte les muscles).

 

 

Pas de morphine pendant l’intervention

Par le biais de cette étude de faisabilité et de sécurité, le médecin-chercheur souhaite démontrer qu’il est possible de pratiquer une anesthésie de bonne qualité sans morphine, en chirurgie thoracique. « Nous avons l’idée que l’OFA permettrait de ne pas utiliser de morphine au cours de l’intervention. Cette stratégie pourrait être utilisée pour éviter les effets secondaires et les douleurs chroniques qu’on attribue à la morphine », explique le chercheur.

 

« L’anesthésie classique a ses avantages, mais elle a aussi ses limites », détaille le Dr Vandenbunder. Parmi celles-ci, des effets secondaires importants : nausées, vomissements, constipation, … Les morphiniques sont également peu efficaces contre les douleurs survenant lors des mouvements, et participeraient à une hyperalgésie (amplification anormale de la douleur) secondaire et prolongée(1).

 

 

Prouver les bénéfices de l’OFA

Selon le chercheur, les résultats de cette étude constitueront « une première étape » vers une recherche plus large. Si l’OFA s’avère efficace en chirurgie thoracique, il s’agira ensuite de démontrer ses bénéfices par rapport aux morphiniques : « Nous espérons un meilleur contrôle de la douleur postopératoire, une diminution de la consommation postopératoire de morphine et des effets secondaires liés, et une limitation de l’hyperalgésie secondaire », conclut le Dr Vandenbunder.

 

 

Cette étude est soutenue par la Direction Recherche et Enseignement de Ramsay Santé.