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NEWS - RECHERCHES CLINIQUES

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Des intolérances alimentaires aggraveraient l’endométriose

8 septembre 2021 - Temps de lecture 3 minutes

Par le biais d’une étude, une chercheuse du Groupe Ramsay Santé souhaite démontrer que l’intolérance à certains aliments serait à l’origine de l’aggravation des symptômes de l’endométriose.

L’endométriose est une maladie gynécologique qui se caractérise par la présence de cellules composant l’endomètre ou muqueuse utérine en dehors de l’utérus. « Cette pathologie provoque de grandes souffrances et peut causer des problèmes d’infertilité », précise Dr Samia Rihaoui, chirurgien gynécologue à la Clinique Blomet (Ramsay Santé - Paris). Depuis plusieurs années, la praticienne-chercheuse s’intéresse à l’accompagnement de ces patientes en souffrance et au rôle de l’alimentation dans l’aggravation de ces symptômes.

Intolérance alimentaire et inflammation

Les aliments contiennent des antigènes, c’est à dire des substances susceptibles de déclencher une réponse immunitaire : les anticorps. « Dans le cas d’une intolérance alimentaire, cette réponse se fait de manière disproportionnée », explique le Dr Rihaoui.

Elle poursuit : « les anticorps ainsi générés vont se répandre et générer un véritable « champ de bataille » qui empêche le corps de fonctionner normalement ». C’est ainsi que naît le processus d’inflammation qui serait à l’origine de l’aggravation des douleurs et de l’infertilité chez les femmes atteintes d’endométriose.

Un traitement par régime spécial et adapté

Grâce à un test d’évaluation portant sur 270 aliments, la chercheuse souhaite isoler chez les patientes participant à l’étude les aliments qui posent problème. « En fonction des résultats, nous leur proposerons un régime adapté », détaille le Dr Rihaoui.

Si les résultats de l’étude s’avèrent concluants, ils tendraient à prouver que la prise en compte de l’alimentation chez les patientes présentant une endométriose est essentielle. Elle constituerait un facteur qui augmente les chances de grossesse et diminue les douleurs liées à l’endométriose. « Il ne s’agit pas de remettre en cause le traitement chirurgical qui reste indispensable. Néanmoins, l’alimentation pourrait être un atout important à l’arsenal de prise en charge et un outil de prévention puissant », conclut la chercheuse.

Cette étude est soutenue par la Direction Recherche et Enseignement de Ramsay Santé.